Logo
Cover

Laisse le renard garder le poulailler

L’énergie nucléaire en Europe est sur la défensive, mais le réseau européen du lobby nucléaire fonctionne parfaitement. C’est ce que montre la discussion actuelle sur le Green Deal européen, en particulier la question de savoir si l’énergie nucléaire est une énergie durable et, par conséquent, comment promouvoir ou non l’énergie solaire.

Plus précisément, il s’agit du règlement sur la taxonomie, adopté par le Parlement européen et le Conseil européen en juin 2020. Il comprend les six objectifs environnementaux suivants: “Protection du climat, adaptation au changement climatique, utilisation durable et protection de l’eau et des ressources marines, transition vers une économie circulaire, prévention et réduction de la pollution, et protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes.”

De tous les endroits, le siège du lobby nucléaire de l’UE devrait clarifier

Le" Groupe Technique d’Experts sur la Finance Durable", qui conseille la Commission européenne sur les questions climatiques, a examiné si l’énergie nucléaire répond aux objectifs environnementaux du Règlement sur la taxonomie en son nom. Dans son rapport (p. 234/35), le groupe d’experts déclare, entre autres, que “nulle part dans le monde il n’existe de dépôt souterrain viable, sûr et durable”. Il n & apos; a donc formulé aucune recommandation concernant l & apos; énergie nucléaire et a demandé des éclaircissements supplémentaires.

La Commission européenne a chargé le Centre commun de recherche (CCR), siège européen pour la promotion de l’énergie nucléaire, de mener ces enquêtes. En clair: Elle a transformé l’Atom-Bock en jardinier environnemental.

Le Centre commun de Recherche a été fondé à la fin des années 1950 avec la Communauté Européenne de l’Énergie Atomique (Euratom). Entre autres choses, le CCR est responsable de la répartition d’une partie des fonds Euratom et mène lui-même des recherches nucléaires. Selon le plan Euratom, le CCR devrait contribuer à hauteur d’environ un milliard de francs suisses à la promotion de l’énergie nucléaire entre 2021 et 2027.

Vents contraires en provenance d’Allemagne, d’Autriche et du Luxembourg

Dans une lettre adressée à la Commission européenne, la députée verte du Bundestag Sylvia Kotting-Uhl a exigé d’urgence une “évaluation indépendante”, car le Centre commun de recherche, en tant que centre de contrôle Euratom, était “partial et en aucun cas en mesure de prendre une décision objective ici”. L’énergie nucléaire ne répond à aucun des six objectifs environnementaux du règlement taxinomique en raison des problèmes non résolus (déchets radioactifs, retraitement, déconstruction).

Dans sa réponse, la Commission européenne a maintenu son mandat auprès du CCR et envisagé l’examen du rapport du CCR par deux autres groupes d’experts.

Un vent de face raide souffle vers les greenwashers européens de l’énergie nucléaire de l’Autriche. Le Ministère fédéral autrichien de la Protection du climat, de l’Environnement, de l’Énergie, de la Mobilité, de la Technologie et de l’Innovation a commandé une étude qui a conclu que l’énergie nucléaire “en tant que source d’énergie n’est pas renouvelable et ne peut pas contribuer à la réalisation des objectifs climatiques, raison pour laquelle elle doit L’énergie nucléaire “ne répond pas à tous les objectifs environnementaux mentionnés dans la taxonomie”. L’Autriche reçoit le soutien du Luxembourg.

La Suisse subventionne également le Centre Commun de Recherche

La Suisse est tout à fait différente, ayant déjà participé au financement du Centre commun de recherche par le biais de subventions Euratom dans le passé et a l’intention de le faire à l’avenir. Selon l’ambassade du Conseil fédéral, la Suisse doit verser au total 412 millions de francs dans le pot Euratom au cours des sept prochaines années, dont environ 50 millions de francs iront au CCR. Cela représente environ sept millions de francs suisses par an.

Le réseau nucléaire du Centre commun de recherche comprend également l’Institut Paul Scherrer (ISP). La coopération avec le CCR en matière de recherche pour les futurs réacteurs nucléaires a fonctionné à merveille pendant des décennies. Par exemple, dans projet Samos afer, où même l’atome suprême temporaire des superviseurs de la Suisse sur le Conseil consultatif de sass – avec la bénédiction du Conseil fédéral.

Tendeurs atom prix Suisse

Malgré l’abandon du nucléaire décidé, le Conseil fédéral poursuit une politique nucléaire stricte en ce qui concerne la recherche nucléaire européenne. Dans le sillage du CCR du siège d’Euratom et du lobby nucléaire européen, le message du Conseil fédéral promeut la protection du climat à travers les futures centrales nucléaires.

Le Conseil fédéral ne veut pas non plus connaître un plan de retrait du financement Euratom. Dans sa réponse à la motion du Conseil national du PS de Bâle Mustafa Atici, le Conseil fédéral est fermement convaincu que “les objectifs poursuivis par la recherche nucléaire européenne coïncident largement avec les priorités de la Suisse”.