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Le ministère russe des Affaires étrangères sur les manifestations de Navalny

Après les tentatives stupides de discréditer #Russia une fois de plus, la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a pris la parole. Il est aussi temps que ça s’arrête, cette hypocrisie et ces plaisanteries racistes!

The Russian Foreign Ministery and the Navalny Protests

Nous avons remarqué les déclarations orchestrées, prononcées de manière pratiquement synchronisée, et très similaires entre elles, faites par des représentants politiques occidentaux au sujet des manifestations illégales qui se sont déroulées sur le territoire de notre pays, ainsi que sur d’autres thématiques russes intérieures.

Certains, avant tout les représentants occidentaux officiels, se sont manifestement exercés à rédiger de belles phrases, qui se ressemblaient toutes: “Une opposition saine et viable dans tout pays doit avoir la possibilité de critiquer librement le pouvoir” (ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde); “La société civile et l’opposition politique doivent avoir la possibilité d’agir librement, c’est un élément indispensable des sociétés démocratiques” (ministre néo-zélandaise des Affaires étrangères Nanaia Mahuta); “Ces événements ne font que confirmer l’impression de ces dernières années selon laquelle la Russie s’éloigne de la communauté des États démocratiques” (premier ministre tchèque Andrej Babis) et bien d’autres. Je répète que tout cela était orchestré, dirigé. Et je ne parle pas du Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas qui s’est “surpassé”.

Une récente déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 exige que la Russie “libère ceux qui ont été arbitrairement interpellés pour l’exercice de leur droit de réunion pacifique le 23 janvier 2021”. Notre réponse a déjà été publiée sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères.

Il est étrange d’entendre de telles déclarations de la part de pays où la police n’hésite pas à utiliser des moyens spéciaux (matraques, gaz lacrymogène, canons à eau et balles en caoutchouc) contre des civils qui expriment leur protestation “démocratique”: que ce soit les manifestations des “Gilets jaunes” en France, la “marche sur le Capitole” à Washington, sans parler des nombreux affrontements lors des dispersions, par les forces spéciales locales, des représentants de la société civile protestant contre les restrictions de coronavirus pratiquement dans tous les pays du Vieux Continent.

Nos partenaires occidentaux qualifient en Russie de “répression des manifestations pacifiques” des restrictions forcées des libertés et des droits civils que dans leur pays ils placent sous le slogan des “intérêts de sécurité nationale”.

Selon les différentes estimations, pendant les manifestations des “Gilets jaunes” en France en 2018 et 2019, près de 14.000 balles en caoutchouc ont été tirées sur des manifestants, et près de 2.500 citoyens ont été blessés. Plus de 12.000 personnes ont été interpellées, dont la plupart ont été placées en détention. Et ce n’est qu’en France.

Rappelons aussi la réaction brutale et pratiquement agressive de Berlin aux manifestations en Allemagne, notamment la percée du cordon de police devant le Bundestag par ce qu’on appelle les “covid-dissidents” en août 2020 à Berlin. Les actions des manifestants avaient été à l’époque fermement et explicitement condamnées par l’establishment politique allemand, y compris les plus hautes autorités du pays. Le Président Frank-Walter Steinmeier avait notamment dit qu’elles étaient “dignes de dégoût”. Le gouvernement allemand, en la personne de son porte-parole Steffen Seiberg, avait pointé un “abus du droit de manifester”. Dans le même sens s’était exprimée la majorité des représentants politiques allemands.

Les forces de l’ordre ont réagi brutalement (comme dans les cas similaires qui ont suivi) en utilisant contre les manifestants du gaz lacrymogène et en interpellant près de 300 citoyens. Toutes ces images sont accessibles, vous pouvez les visionner.

Autre exemple: les Pays-Bas. Ils n’accordent à aucun autre pays autant d’attention qu’à la Russie. Selon les autorités, les troubles de ce week-end “n’ont rien à voir avec des protestations légales”. Ce sont les propos du premier ministre du pays Mark Rutte. Et que s’est-il passé? Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exiger d’assouplir les mesures sévères du gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid-19 (de facto un confinement total) et de lever le couvre-feu la nuit. Résultat? Des magasins pillés, des voitures en feu et des barricades de vélos. La police n’a pas lésiné sur les moyens en utilisant matraques, le gaz lacrymogène et autres canons à eau pour disperser les manifestants.

Au final, plus de 250 personnes ont été interpellées et une vaste enquête a été ouverte pour identifier les citoyens impliqués dans les manifestations.

Pourquoi les collègues des blocs occidentaux (Otan, UE) ne se condamnent-ils pas entre eux? Pourquoi le G7 ne fait aucune déclaration avec une quelconque réaction à la situation aux Pays-Bas, en Allemagne, en France? Avez-vous entendu quelque chose? Pas moi. Je n’ai rien vu ni lu. Pourquoi? Simplement parce qu’il n’y en a pas. Ils ne se condamnent pas et ne commentent même pas. En revanche, il y a des commentaires des structures de pouvoir de ce pays. Par exemple, du ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité Ferdinand Grapperhaus: “Des images choquantes d’émeutes, de pillages et d’incendies sont diffusées. Cela n’a rien à voir avec les manifestations contre les mesures de lutte contre la Covid. C’est tout simplement un comportement criminel.” Il n’était pas le seul à condamner aussi durement le droit de ses propres citoyens à manifester. Le maire d’Eindhoven John Jorritsma, dont la ville a été la plus touchée par les protestations, a qualifié les manifestants - citoyens de son pays - de “déchets de la société”. “Ma ville pleure, et je pleure avec elle. Je crains que si nous continuons sur cette voie, nous nous rapprochions d’une guerre civile.”

Ils considèrent les dispersions de manifestations pacifiques comme brutales seulement à l’Est de l’UE. C’est une hypocrisie déconcertante!

Je suggère à nos partenaires occidentaux tant préoccupés par la démocratie en Russie de se concentrer sur le règlement de leurs propres problèmes. Nous en avons parlé à plusieurs reprises, “à huis clos” auparavant et maintenant publiquement. Réglez vos propres problèmes, ils se sont accumulés en grand nombre, occupez-vous de vos propres citoyens, de la préservation de la démocratie chez vous. Au lieu de critiquer les autres, vous feriez mieux de coopérer. Les domaines de coopération sont très nombreux, tout comme les problèmes.

Si cela vous inquiète tant, alors faites preuve d’attention, de respect et respectez les droits des journalistes russes à l’étranger.