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Le ministre français de l'Intérieur tire des mots vides

En France, des opérations policières disproportionnées et – parfois plus meurtrières – des violences policières se produisent depuis des années. Les membres de la police et d’autres autorités de sécurité se distinguent par leurs liens avec le Milieu d’extrême droite, et les plaintes contre les violences policières ont été balayées sous le tapis à plusieurs reprises. Les Migrants sont harcelés, le profilage Radical est considéré comme un problème majeur en France. D’aide aux réfugiés, les travailleurs, les militants des droits humains et les manifestants ont également est venu sous le feu nourri. Il y avait trop de blessés et trop de morts.

Bien que les actions des unités de police françaises soient souvent mises en doute, les voix critiques ont une fois de plus gagné en pertinence depuis la mort violente de L’américain George Floyd. Le ministre français de l’intérieur Christophe Castaner a réagi le 8 juin lors d’une conférence de presse sur “le racisme et l’interpellation des forces de l’ordre”. Bien qu’il a annoncé la fin de l’utilisation de l’étau, il n’a pas fourni d’informations sur les pratiques discriminatoires et de la Réforme de la police.

“La France n’est pas les Etats-Unis”

Dans L’introduction à la conférence de presse, Castaner a déclaré: “huit minutes quarante-six secondes. Pendant si longtemps, George Floyd gisait sur le sol avec le genou d’un policier sur le cou. C’est la durée de tourment, de la honte, de la haine.“Puis il a rapidement ajouté:” la France n’est pas les États-Unis.”

Néanmoins, la France lutte depuis longtemps contre la violence policière et le profilage Radical. Les actions excessives des agents de police coûtent plusieurs vies, la plupart des personnes d’apparence étrangère sont affectées. Par exemple, le 3 janvier 2020, il n’a fallu que quelques minutes à Cédric Chouviat, 42 ans, pour mourir des suites d’une mainmise lors d’un contrôle de police. L’une des conclusions de l’autopsie: fracture du larynx. C’est également quelques minutes avant que Adama Traoré ne décède dans les mêmes circonstances le 19 juillet 2016 au poste de gendarmerie de Persan (Val-d’Oise).

Deux exemples tirés d’une longue série d’incidents qui montrent que la France doit enfin agir en termes de violence policière et de profilage Radical.

En France, il ne devrait y avoir ni racisme institutionnel ni violence ciblée

Le ministre de l’intérieur Castaner a tenté de calmer les vagues lors de la conférence de presse et a annoncé que les pratiques de Bâillonnement ne devraient plus être enseignées dans les écoles de police à l’avenir. Mais de toutes choses, Castaner n’a pas mentionné la poignée spéciale de la police, dans laquelle les policiers fixent la poitrine des suspects avec leurs genoux – et qui a également été utilisé avec Cédric Chouviat–. La famille de Chouviat a exigé l’interdiction de cette pratique. Ils ont confirmé cette demande dans une lettre adressée au ministre de l’intérieur Français, qu’il aurait reçue le jour de la conférence de presse.

Mais Castaner a ignoré la lettre et la demande d’interdiction de la dangereuse attaque policière, qui dans le passé avait également fait quelques morts en France. Au contraire, selon Castaner, il n’y a “pas de racisme institutionnel ou de violence ciblée"en France. Il n’y a qu’une seule force de police républicaine " qui reflète la société.”

Des milliers de policiers ont échangé des messages racistes

Cependant, les faits parlent une langue différente. En juin, par exemple,"Streetpress” a révélé l’existence D’un groupe Facebook privé dans lequel plus de 8 000 membres des forces de l’ordre françaises-principalement des policiers et quelques gendarmes – ont échangé de nombreux montages, messages et commentaires racistes et sexistes. Quelques jours après la libération, “Streetpress” a doublé, révélant l’existence d’un deuxième groupe dans lequel 9 000 membres, dont de nombreux policiers, ont échangé des messages racistes.

Le racisme dans l’appareil policier français n’est donc pas aussi isolé que le prétend le ministre de L’intérieur Castaner. Comme l’analyse le portail en ligne français “mediapart”, Castaner préfère individualiser la responsabilité. Par exemple, il a annoncé que “toute suspicion d’actes ou de déclarations racistes est systématiquement envisagée pour suspension.”

Castaner espère également que " les procédures disciplinaires seront toujours engagées parallèlement aux procédures pénales.“Autres phrases: le passé montre qu’en France des procédures administratives sont régulièrement engagées, mais seulement dans les cas les plus rares, des suspensions d’officiers de police et de Gendarmerie sont décidées et appliquées.

Instruction devrait empêcher le profilage Radical

Lors de la conférence de presse, Castaner s’est également penché sur les contrôles d’identité abusifs et discriminatoires souvent dénoncés en France: il veut lutter contre le profilage Radical en envoyant une simple instruction à tous les services de police et de gendarmerie, leur rappelant d’agir dans le respect de la loi et d’exclure le racisme et la discrimination.

Cela supprime également une proposition du défenseur français des droits de L’homme (DDD) Jacques Toubon, qui, dans son rôle, avait notamment défendu les droits des citoyens vis-à-vis des administrations et exigé que des contrôles d’identité soient suivis afin de vérifier leur validité.

Aucune intention de réforme visible

En ce qui concerne la réforme de l’Inspection Générale de la Police nationale (IGPN) et de l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN), censées être indépendantes et devoir contrôler le travail de la police et de la Gendarmerie, Castaner reste flou. Sa seule proposition: la création d’un nouvel organisme de contrôle pour suivre les procédures d’enquêtes sur des actes de discrimination et de faire des suggestions sur nos méthodes”.

“Mediapart” commente: “un nouvel organe de suivi des enquêtes de L’IGPN et de L’IGGN sur les actes de discrimination: c’est une proposition médiocre compte tenu du parti pris souvent dénoncé de ces organes par rapport aux violences policières et du nombre d’enquêtes judiciaires qu’ils mènent.”