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Le mouvement de protestation de la France avant les élections locales

Cheminots, métro de Paris, enseignants ou étudiants, avocats, médecins, personnels hospitaliers, services d’urgence, travailleurs de L’Opéra de Paris, pompiers, éboueurs, travailleurs des raffineries de pétrole et des centrales nucléaires, il n’y a guère de groupe professionnel dans toute la France sauf la police et l’armée qui n’a pas dénoncé la réforme des retraites prévue et ne participe pas aux grèves ou aux manifestations. Le Conseil D’Etat a déjà évalué le projet dans une déclaration déprimante comme insuffisant et artistiquement pauvre et même au sein des partis de gouvernement les opposants à la réforme de la loi se forment, une majorité au Parlement est incertaine. Néanmoins, le gouvernement Macron veut fouetter la réforme des retraites à travers les autorités dans une procédure accélérée, si nécessaire également avec des moyens antidémocratiques, contre le Parlement et par décret du gouvernement.

Même si l’intensité et la participation à la grève ont sensiblement diminué après près de trois mois, personne ne peut parler d’une défaite. Ce n’est pas que les Grévistes de manquer d’air, la volonté de grève est toujours intacte. C’est la pression financière des baisses de salaires constantes et le fait regrettable que les syndicats, dont le rôle discutable et les tactiques défaitistes doivent être examinés ci-dessous, n’aient toujours pas appelé à une grève générale illimitée qui ralentit la dynamique initiale.

Le fait est que la colère est toujours là et que beaucoup de grévistes seraient immédiatement prêts à reprendre le combat et à poursuivre L’affaire contre Macron et sa réforme. Tous les secteurs qui ont combattu jusqu’à présent être immédiatement prêt à revenir et commencer une nouvelle grève massive s’ils avaient crédible plan de bataille à gagner.

L’origine du mouvement n’est pas venue des syndicats

Il faut souligner que cette grève n’a jamais été celle des patrons syndicaux. Si cela avait été à eux, cela ne serait jamais arrivé. Ils ont été surpris par la base et forcés de participer en quelque sorte. Avec leur attitude hésitante, ils se sont révélés être un bloc de frein depuis le début. Ce sont les travailleurs qui ont fondé indépendamment des comités de grève et ont appelé à une première Journée nationale de grève interprofessionnelle le 5 décembre le 13 septembre. C’est le dynamisme des travailleurs auto-organisés et de leurs comités de grève, combiné à la grande sympathie et à l’approbation du peuple français contre l’ordre social néolibéral, à leur lassitude contre la Macronie, le système Macron, qui a à la fois allumé le feu de l’insurrection et l’a maintenu en feu.

Ce n’est que lorsque les patrons syndicaux ont senti le rôti qu’ils ont sauté dans le train, espérant le faire arrêter à nouveau le plus tôt possible. De grèves, qui ne sont pas appelées par les dirigeants syndicaux, seulement prouver qu’ils ne sont plus nécessaires. Et en effet, les “leaders syndicaux” qui craignent la lutte, personne n’a besoin.

Les gilets jaunes avaient donné l’impulsion à la résistance fin 2018. Sans les deux néolibéraux tenaces Hollande et Macron, le mouvement des gilets jaunes n’aurait jamais vu le jour. Ce sont précisément les défavorisés, les chômeurs et les bénéficiaires de l’aide sociale, les soi-disant précaires, qui ont été les premiers à descendre dans la rue, car personne d’autre, pas même un syndicat, ne voulait représenter leurs intérêts. Ils savaient qu’ils étaient seuls et évitaient même explicitement toute proximité avec les partis et les syndicats, sachant qu’ils ne les utiliseraient que pour renforcer leur propre Position, mais ne s’intéressaient jamais à leurs vrais problèmes. Qu’ils laisseraient tomber encore et encore comme une patate chaude.

Ceux qui sont suspendus, avec eux, ne peuvent pas être un État pour l ‘“Establishment”, qui a longtemps inclus les sociaux-démocrates à la Hollande & associés et les dirigeants syndicaux. Pour les syndicats, ils étaient inintéressants parce qu’ils ne paient pas de membres, pour l’état, ils ne sont que des parasites agaçants qui coûtent de l’argent, et pour les partis “de gauche”, ce ne sont que des foules sans instruction qui ne comprennent pas leurs discussions sur les questions identitaires. Sur un estomac vide et un appartement abordable dans le salon, parler ne laissait guère. Les toilettes de genre sont plus importantes. Le precariat n’est utile pour aucun d’entre eux, c’est ennuyeux. Ils ne sont plus nécessaires, la Suspension, le capital ne peut pas être recyclé.

Pas De Stratégie Syndicale

A aucun moment, les syndicats, pas même la CGT, n’avaient de Plan pour organiser la grève. Même les objectifs de la grève n’étaient pas clairs au niveau de L’Intersyndicale. Alors que les grévistes exigeaient simplement le retrait de tout le projet de loi, les patrons syndicaux allaient et venaient, espérant en quelque sorte que le gouvernement cède sur un point ou un autre, afin de pouvoir vendre cela à la base comme une victoire, comme une victoire des patrons syndicaux et leur sage conduite des négociations, et ainsi pouvoir mettre fin aux grèves une fois pour toutes.

Mais les patrons syndicaux ont fait le calcul sans l’hôte. D’une part, le gouvernement était complètement intransigeant, il n’y avait rien qui aurait pu être vendu à la base de grève comme un succès. Les patrons syndicaux, en particulier Laurent Berger de la CFDT et Laurent Escure de l’UNSA, se sont aujourd’hui totalement discrédités et discrédités par leur politique Social-démocrate de partenariat social et de négociation à tout prix. Aux yeux de la base de grève, il n’y a plus rien à négocier depuis longtemps.

Entre le 16 septembre et le 5 décembre, les patrons syndicaux ont également eu beaucoup de temps pour se préparer à la lutte à venir. Mais ils n’ont rien fait, ils n’ont pas établi un plan de bataille, ils n’ont pas organisé le fonds de grève, ils n’ont pas préparé les slogans. Leur plan de bataille allait d’un jour à l’autre, la plupart du temps la base les a conduits en avant. Pour ne pas perdre la face, ils se joignirent tous d’abord, espérant un compromis négocié avec le gouvernement, qu’ils pourraient vendre comme un succès et proclamer ainsi la fin des grèves, selon l’ancienne politique social-démocrate du moindre mal. Afin qu’ils puissent continuer à jouir de leurs privilèges dans leurs chaises de bureau en tant que négociateurs apparemment qualifiés.

Ces “leaders ouvriers” craignent les travailleurs en grève plus que n’importe quel prêtre le caporal. Ils sont prêts à faire n’importe quel compromis avec la Bourgeoisie pour que le système dans lequel ils se sont si bien établis puisse continuer. Prendre la tête en tant que leader du travail dans une lutte de travail acharné, dans une lutte avec un résultat incertain qui pourrait aussi signifier le renversement d’un gouvernement anti-travail, est trop demander. Les travailleurs doivent eux-mêmes prendre en main, Berger, Escure et Martinez (CGT) sont des plaquettes de frein pour le mouvement de grève.

Berger et Escure sont clairement du côté du gouvernement. Presque personne dans la grève de l’avant dispose d’illusions sur l’un d’eux. Les membres renvoient leurs cartes de membre en tas. Ils ne sont plus nécessaires.

Martinez de la CGT est également déchiré d’avant en arrière. Il préférerait probablement tout annuler et faire un compromis. Mais ce compromis? Il n’y a en fait plus rien à négocier, le projet de loi est en route, la conférence de financement convoquée, qui sera discutée plus loin, est une vitrine. Si Martinez le voulait, son syndicat pourrait appeler à une grève générale illimitée, il serait sûr de son allégeance, et mettre le gouvernement dans une grave détresse, peut-être même le renverser.

Un épisode à titre D’Illustration: peu après le départ de Berger du front de grève le 18 décembre, des militants du comité de coordination RATP-SNCF (métro et chemins de fer de Paris) avaient occupé l’entrée du siège de la CFDT à Paris, brandissant des drapeaux et criant des slogans pour exprimer leur mécontentement face au comportement de Berger. La porte d’entrée du siège de la CFDT était ouverte, personne n’a été blessé, aucun dommage matériel n’a été causé. Néanmoins, Berger a appelé la police et a même déposé une plainte contre les squatters. Le lendemain, Martinez a condamné l’action du Comité, plus sévère qu’il n’avait jamais condamné le gouvernement pour ses mesures de réforme anti-travailleurs ou même les mesures répressives de la police contre son propre peuple. Martinez aurait mieux fait de fermer les rangs et de s’en tenir à son propre peuple que de renforcer le dos des défaitistes. Un dirigeant syndical qui, sans raison valable, appelle et poursuit la police contre les militants ouvriers, et un second dirigeant syndical “amical” qui lui donne également raison. Ça te fait paraître profond.

Le Comité de coordination

Personne n’a donné aux dirigeants syndicaux le mandat de négocier avec le gouvernement sur la réforme des retraites. Par conséquent, vous pouvez négocier ce que vous voulez, la base ne l’acceptera pas. Retrait complet du projet, c’est la demande de la base. C’est la demande de ceux qui ont commencé la lutte et qui gardent la tête baissée pour elle tous les jours. Travailleurs qui font grève pendant des mois, sans fonds de grève et donc sans salaire. C’est la coordination RATP-SNCF qui a préparé et appelé à la grève. Ce sont les fourmis laborieuses qui ont fait tout le travail préparatoire, c’est leur collégialité et leur solidarité qui ont jeté les bases du soulèvement contre cette réforme des retraites. Ce sont les Comités de coordination de la base qui ont établi des liens avec d’autres secteurs professionnels, y compris le secteur privé, et mené des actions conjointes.

Ils sont nés dans l’état-major actuel du mouvement de grève. Ce sont eux aussi qui organisèrent des piquets de grève devant les usines, et ce sont eux qui ont recueilli de l’argent pour que les camarades en grève leur versent un remplacement salarial, quoique modeste. Berger et Martinez n’en faisaient pas partie depuis le début. Pendant ce temps, ils ont préféré s’asseoir avec le Premier ministre Philippe dans le palais du gouvernement au palais, tandis que la bataille a été menée dans les rues sans eux. Le comité de coordination RATP-SNCF tente aujourd’hui de s’organiser à travers le pays, ce qui, en cas de succès, constituerait une avancée majeure pour le front de la grève, leur permettant de mettre en place une sorte d’union nationale qui leur est propre. Les actions pourraient être coordonnées à l’échelle nationale et un nouvel outil pourrait être créé pour créer un cadre pour l’auto-organisation et la coordination de base afin d’élaborer un plan de combat national. Ce plan de bataille doit être coordonné et élaboré au niveau local afin d’éviter d’être traîné d’une journée d’action à l’autre et de garder les mouvements sectoriels isolés.

Les perspectives résultent toujours des actions quotidiennes et de leurs expériences qui en résultent. Il crée sa propre dynamique dans l’action elle-même. De nouvelles expériences de réussite et d’échec améliorent la stratégie, les expériences de solidarité et de coopération renforcent la confiance et la volonté de combattre. Une grande partie de ce que certains avaient précédemment pensé impossible ou sans espoir commence à émerger comme une perspective à l’horizon. Toutes les roues restent immobiles quand votre bras fort le veut. Oui, ce n’est pas impossible, il suffit de le faire, de le faire toi-même. Bientôt Macron est parti. Plus personne n’en veut.

Formuler des exigences et des objectifs

Le retrait de la réforme des retraites ne modifierait pas à lui seul les objectifs du gouvernement. Ce gouvernement prépare de nouvelles réformes néolibérales, de nouvelles attaques contre l’etat-providence. Il y a un système derrière, derrière Macron et son gouvernement, ils le font comme Robin des Bois, seulement l’inverse. Elle le prend aux pauvres et le donne aux riches. Une retraite à un moment donné ne mettra pas fin à la Politique de ce gouvernement, à la Politique de redistribution de bas en haut, à la Politique de privation des droits de la classe ouvrière. Même s’il réussirait maintenant à empêcher le vol de pension, les voleurs ne remettront pas leur kleptomanie.

Quelle que soit l’importance de l’annulation de la réforme des retraites, de nouvelles attaques du gouvernement Macron sur les réalisations sociales des français sont prévues, le front d’attaque est large. Par conséquent, l’opposition ouvrière devrait inclure d’autres points dans ses revendications et établir une liste indépendante et complète de revendications de gauche qui va bien au-delà du simple retrait de la Loi sur la réforme des retraites. Peu après leur émergence, les gilets jaunes avaient également dressé une liste de revendications avec 42 revendications sociopolitiques dans le cadre d’un mouvement de protestation contre l’augmentation de la taxe sur les huiles minérales, qui pourrait d’ailleurs servir de modèle. Il s’agit de passer à l’Offensive maintenant pour faire tomber cette réforme et toute la politique gouvernementale et pour rembobiner le modèle social néolibéral.

Trop de “réformes” ont déjà été appliquées par tous les moyens: allocations de chômage, assistance sociale, protection contre le licenciement, travail temporaire, réforme ferroviaire, réforme universitaire, etc.toutes ces réformes ont été au détriment des travailleurs et de la population. Il s’agit des travailleurs qui doivent décider à nouveau ce qui se joue dans L’état de Jéricho. Cette question doit être posée: qui est le Seigneur dans la Maison de France? Le premier ministre Philippe a déjà annoncé son intention de faire appliquer le projet de loi, qui, en plus de la rue et tous les parlementaires de l’Opposition, mais aussi de plus en plus rejeté par le Conseil d’Etat dans son propre LREM, si nécessaire par décret du gouvernement passé le Parlement. On ne peut donc plus parler de décisions démocratiques. Le gouvernement gouverne avec dictatorial mesures, qui est également exprimé dans les actions de la police contre les manifestants.

Beaucoup de choses ne vont pas bien pour Macron

En plus des manifestations de masse dans les rues, Macron fait face à d’autres problèmes. Tout d’abord, il y a la déclaration déprimante déjà mentionnée du Conseil d’Etat sur le projet de pension, à laquelle s’ajoutent des désaccords au sein du propre parti et l’impossibilité de discuter du vaste projet législatif même à mi-chemin au Parlement dans les délais fixés par Macron. Le gouvernement a aussi appuyé trop loin de la fenêtre, selon les sentiments de beaucoup de ses propres membres. Il y a des problèmes dans le camp du gouvernement. Les orateurs, en particulier ceux de l’Opposition, ont vu leur temps de parole raccourci ou complètement refusé. Même leurs propres députés n’ont que quelques minutes de temps de parole pour déposer une proposition d’amendement. Tout doit aller très vite. Le fer est trop chaud. La menace de mettre la loi en vigueur par décret du gouvernement, au lieu d’une majorité parlementaire est dans l’air et est susceptible de conduire à de nouveaux troubles, si nécessaire.

En plus de toutes ces difficultés, les élections locales prévues les 15 et 22 mars s’ajouteront. Les prochaines élections locales menacent de devenir un fiasco pour Macron parti. Le LREM doit compter avec de lourdes pertes, aussi et surtout à Paris. La plus importante Mairie, celle de Paris, est peut-être déjà perdue. Les candidats de la LREM dans de nombreuses grandes villes s’enfuient en tas. Un pépin suit le suivant. Un scandale suit un autre.

Et en ce moment, les dirigeants syndicaux se replient sur la base de la grève. Au lieu de saisir l’occasion et d’exercer une pression maximale, le front syndical intersyndical appelle à une prochaine journée d’action de 24 heures le 31 mars (!) sur. Dans 6 semaines, après les élections locales. 6 semaines après le dernier jour de grève du 20 février! Bien sûr, la base de grève, qui est maintenant une fois de plus abandonnée par les patrons syndicaux pendant 6 semaines, poursuivra ses actions pendant cette période.

La Conférence De Financement

Les négociations sur le projet législatif proprement dit n’ont plus lieu. Les négociations n’ont rien fait, la loi a longtemps été sur le chemin de la justice. Et pendant que la base s’organise et mène d’autres actions dans les rues et dans les usines, les patrons syndicaux sont assis dans une conférence de financement pour trouver une alternative de financement au report de l’âge de la retraite de deux ans. Une alternative de financement qui ne peut jamais être trouvée, car ni l’État ni les employeurs ne sont prêts à donner l’argent nécessaire pour cela.

La conférence de financement est une conférence D’Alibi pour Berger et le Premier ministre Philippe. Dès le début, Berger s’était durci à un seul point du projet de loi sur les retraites: le report de l’âge de la retraite à 64 ans. Si le gouvernement avait cédé sur ce point, comme Berger l’avait espéré, il aurait pu le vendre comme son succès et signer toutes les autres impositions et coupes dans le projet. Selon la logique du moindre mal, il aurait pu éviter le pire en se retirant de le syndicat avant “avec la tête haute.”

Mais le gouvernement ne voulant pas lui faire cette faveur, il a donc construit son propre pont vers la capitulation en proposant une conférence de financement avec le patronat et le gouvernement pour trouver conjointement les 13 milliards d’euros par an que Philippe juge essentiels pour maintenir l’âge de la retraite à 62 ans. L’intention est d’être trouvé ici, dans ce cycle, l’argent est à peu près aussi probable que le médiéval Tente de trouver la pierre philosophale, depuis, l’état et les employeurs ont refusé d’emblée de participer au financement. Il n’y a donc que la possibilité que les travailleurs travaillent de plus en plus longtemps, à savoir exactement les 2 ans de plus qui sont nécessaires pour économiser 13 milliards de dépenses par an dans les fonds de pension, selon les calculs. Philippe leur avait donné trois mois pour trouver un compromis, sinon il “assumerait sa responsabilité” et, par décret, porterait l’âge de la retraite dans la nouvelle loi sur les retraites, probablement déjà entrée en vigueur d’ici là, à 64 ans.

Alors, Qu’est-ce que Martinez, le chef de la CGT, doit chercher dans ce tour? Ne serait-il pas préférable qu’il s’occupe d’organiser la résistance contre le projet pendant cette période? De son propre aveu, il veut seulement savoir qui dit quelque chose. Et donc, il a menacé de rester loin de là, à partir de maintenant. “Un compromis n’est pas possible, et il n’y a plus rien à faire lors de cette conférence de financement”, avait annoncé un salarié de Martinez, pour transformer sa menace en Ultimatum un jour plus tard, ce qui a finalement conduit à la décision d’écrire une lettre à Philippe lui demandant de prendre en compte les revendications de la CGT. Lors de la prochaine conférence, le 10 Mars, Martinez sera probablement de nouveau là.

Enfin, il est clair que l’objectif des “partenaires sociaux” de la conférence de financement est de prolonger les débats. Mais alors que les dirigeants syndicaux “gagnent du temps” dans les salons ministériels, les grévistes perdent de plus en plus de temps à cause d’un manque de stratégie pour vaincre le gouvernement par la lutte. Les syndicats et le gouvernement espèrent que les grévistes seront à court d’air, que les grèves finiront par s’essouffler.

Le 31 mars comme jour d’action suivant

Le front syndical intersyndical a appelé à une prochaine journée d’action de 24 heures le 31 mars (!) appeler. Cette tactique dilatoire renouvelée en reportant les prochaines actions après les élections locales montre clairement que les responsables syndicaux ne veulent pas d’un véritable combat contre la réforme des retraites. De ces patrons syndicaux aucune résistance réelle contre le gouvernement et certainement aucun plan de lutte n’est à attendre. Ils ne veulent pas gagner, car ils craignent la victoire des ouvriers comme le vivant craint l’eau bénite. En particulier, le temps pendant les élections locales serait une excellente occasion de porter la lutte à la scène politique et d’exercer une pression maximale sur le gouvernement.

En passant, les patrons syndicaux de la base de grève avaient déjà joué une telle farce une fois quand il s’agissait d’une trêve au-delà des vacances de Noël. La CFDT et l’Unsa s’étaient retirées du front de grève à cette époque, le 18 décembre, et Martinez de la CFDT a dit aux travailleurs en attente, après une négociation avec le premier ministre Philippe, toujours sur les marches à la sortie du siège du Premier ministre “au revoir jusqu’au lendemain d’action le 8 décembre. Janvier!“Néanmoins, les actions de grève ont continué, il N’y avait pratiquement pas de trains et de bus, les opéras et les musées et même la Tour Eiffel étaient fermés et les touristes étaient absents.