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Aider, Police!

“Que fait la police?“c’est généralement dit en France, si vous voulez critiquer la police pour son incapacité ou son inaction. Ces derniers ne peuvent guère être accusés des forces de police et de Gendarmerie en ce qui concerne les opérations contre les actifs depuis novembre dernier mouvement de l’Ouest jaune (gilets jaunes). L’État français agit contre le nouveau mouvement civil avec une force inconnue jusqu’à présent. Étant donné que le yellow West n’a qu’une structure organisationnelle très lâche et qu’il n’y a donc guère de personnes responsables pouvant être poursuivies, on s’appuie sur une dissuasion effrénée et massive. À cette fin, les unités de police et de Gendarmerie ainsi que les casernes des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ont été équipées de nouvelles armes dites “non létales (sublétale)”. Une grenade appelée GLI-F4 est particulièrement dangereuse. En plus des gaz lacrymogènes, il contient 25 grammes d’explosifs (TNT), qui provoque une violente onde de pression et est extrêmement fort avec 165 décibels. L’arme, dont on prétend qu’il ne reste que des stocks, a causé de graves blessures aux manifestants, comme des mains déchirées.

En décembre 2018, le Ministère de l’intérieur a commandé 1280 nouvelles copies du fusil monstrueux, qui tire des balles en caoutchouc dur avec un diamètre de 40 millimètres. Une vingtaine de projectiles ont causé de graves blessures aux yeux des victimes, et certains n’ont pas réussi à sauver l’œil. Depuis le début du mouvement jaune-ouest, près de 10 000 de ces projectiles en caoutchouc ont été abattus. La France est le seul pays européen à avoir utilisé de telles armes jusqu’à présent. Les médecins et le personnel hospitalier se sont révoltés à plusieurs reprises contre la gravité des blessures infligées aux manifestants. Mais même aux urgences, l’état est présent. Les hôpitaux ont été obligés de communiquer les noms des blessés. Début février, une” loi sur les hooligans”, à intimider devant tous les participants aux manifestations de l’Ouest jaune, et dans la zone terroriste, a été adoptée en procédure d’urgence, la"loi anti-casseurs".

Le cas D’une Marseillaise de 80 ans a même été repris hors de France. Zineb Redouane était au 1. Décembre 2018, lors d’une manifestation sur le balcon de leur appartement du quatrième étage. Elle a été frappée par une, mais probablement par deux grenades lacrymogènes et est décédée deux jours plus tard des suites de ses blessures. Pour la police, il est vite apparu que Mme Redouane n’était pas morte par la grenade à gaz, mais par les conséquences d’une intervention chirurgicale à l’hôpital. En outre, la grenade aurait dû exploser au-dessus de la tête des manifestants et avait été mal dirigée. La fille de la défunte est certaine que sa mère a été délibérément prise pour cible parce qu’ils sont filmés avec leur téléphone portable. En fait, les preuves privées produites avec le téléphone mobile pour la documentation des appelants de police deviennent de plus en plus importantes, car les journalistes et les journalistes marqués par des brassards ne sont pas épargnés par la police.

Au début de cette année, plus de 4 500 personnes étaient détenues Temporairement; près de 700 accusés ont été déférés devant un juge pénal au début du mois de janvier, 216 ont été condamnés à des peines d’emprisonnement. Sur les manifestations de l’Ouest jaune, la violence policière devient de plus en plus le thème principal. Plus de 1000 artistes, dont des actrices comme Juliette Binoche et Emmanuelle Béart, ont publié le 5 mai un appel dans lequel ils ont manifesté leur solidarité avec le jaune-Ouest et condamné l’action brutale de la police: “le bilan de la répression se détériore chaque semaine. Jusqu’à 19 ans. Le 22 avril 2019, il y a déjà eu un décès, 248 blessures à la tête, 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq qui doivent se plaindre de la perte de leur main. Il est indigne de notre république. Le manifeste dit aussi: “la violence la plus menaçante est économique et sociale. C’est la violence d’un gouvernement qui défend les intérêts de quelques uns au détriment de tous. C’est la violence qui laisse ses traces sur le corps et l’esprit de ceux qui travaillent pour survivre. … Nous ne serons pas dupes! Nous pouvons voir les stratégies surexploitées pour discréditer le jaune-Ouest en les décrivant comme des anti-écologistes, des extrémistes, des racistes.“Dès la fin du mois de février, la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, avait vivement critiqué les actions de la police française et demandé l’interdiction des balles en caoutchouc.

“Que fait la police?“s’est également tenu sur un Transparent, qui a été montré lors d’une manifestation le 3 août à Nantes. C’était une manifestation pour commémorer Steve Maia Caniço. Son corps a été récupéré de la Loire le 29 juillet. Ce qui s’était passé? Dans la nuit du 21 au 22 juillet, la Fête de la musique a eu lieu au Quai Wilson en France. Vers quatre heures du matin, en raison de la pollution sonore, la police est allée massivement contre les participants. Comme la route de Rive n’est pas protégée par une barrière à la Loire, certains ont surgi en panique dans la rivière. Tous pouvaient se sauver, sauf un: Steve Maia Caniço. Le non-nageur est resté perdu pendant cinq semaines, dans la ville a formé une association avec le nom " Où est Steve?""(Où est Steve?). La police a tenté depuis le début de nier un lien entre la mort du jeune homme et l’opération de police. Des témoins importants n’ont pas été entendus, le téléphone portable de Steve n’a été évalué que superficiellement, et même L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), une unité de police, qui est déterminée uniquement contre les policiers qui ont refusé, ainsi que la police locale sur une cellule pour interroger les téléphones cellulaires et vérifié que les derniers appels. Seule la police de Rennes, qui a été transférée à L’enquête en raison du parti pris de la police locale, a constaté que le téléphone a été allumé par Steve jusqu’à quatre minutes après l’opération de police.

Sous Macron, la police a été considérablement améliorée et dotée de larges pouvoirs d’avocat. Cela inclut la détention préventive, où les personnes peuvent être détenues qui sont soupçonnées d’avoir commis une infraction pénale. Ce fut également l’expérience de trois jeunes Allemands de Nuremberg, arrêtés sur l’autoroute quatre jours avant le début du sommet du G-7 à Biarritz et condamnés à trois mois de prison dans le procès rapide. Dans ce processus, seul un avocat nommé par l’état était autorisé. Les trois hommes étaient évidemment inscrits sur une liste envoyée à la police française par les autorités allemandes.

Quiconque veut intenter une action en justice contre la police a besoin d’une longue haleine, ce qui n’est pas seulement vrai en France. Selon une étude de L’Université de Bochum, il y aurait 12 000 agressions illégales de la part de la police rien qu’en Allemagne. Seulement un cinquième d’entre eux est affiché. En 2018, 2 000 affaires ont été classées; les très rares personnes interrogées dans le cadre de l’étude ont indiqué qu’elles ne croyaient pas que les policiers accusés étaient punis. Souvent, il n’est pas possible d’identifier les contrevenants en uniforme; les éléments de preuve les plus importants sont les témoignages, les résultats médicaux et le matériel vidéo. Seulement 7% des affaires ont donné lieu à des poursuites, et 93% ont été classées. En outre, le Plaignant est souvent confronté par le fonctionnaire accusé à une demande reconventionnelle (résistance, agression). En outre, presque jamais les policiers témoignent contre leurs collègues.

Traditionnellement, les policiers sont plus susceptibles d’appartenir à la politique de droite camp. A l’occasion des élections présidentielles françaises de 2017, L’Institut de recherche sur l’opinion publique IFOP a constaté que 51 pour cent des gendarmes voulaient voter pour le parti de la Marine Le Pen. En Allemagne, il n’y a pas d’enquête de ce genre jusqu’à présent, mais une affinité des policiers avec L’AfD découle également du fait que les policiers sont largement surreprésentés dans ce parti. En Thuringe, cinq des 38 candidats aux élections du Parlement d’Etat en octobre sont issus de la police. Dans presque tous les États fédéraux, il arrive fréquemment que des policiers soient frappés par des déclarations racistes ou néo-fascistes ou rejoignent des organisations similaires comme le Ku-Klux-Klan dans le Bade-Wurtemberg.

Les enquêtes sur les attaques de l’extrême droite sont souvent interrompues ou se terminent par une légère plainte. L’état ne veut pas la gâcher avec ses gardiens. Si c’est politiquement opportun, bien sûr, des opérations de police sont également fortement critiqué. Dans les reportages sur les manifestations à Hong Kong, la sympathie est plus du côté des manifestants tout sauf pacifiques. Si la police agissait comme ses collègues français, il y aurait un tollé médiatique et des images impressionnantes de victimes blessées. Cependant, la police est aussi la victime, car elle est censée juger les erreurs de la politique avec des bâtons de caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Une brutale de la tâche.