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Persilschein pour la police française

La mort de Steve Maia Caniço est devenue un symbole de violence policière dans toute la France. L’éducateur de 24 ans a visité un Festival pour les Fans de musique électronique à la Loire à Nantes à la fin du mois de juin. La police a dissous la célébration par la force.

Sur les vidéos, vous pouvez voir comment la police battre avec des bâtons sur les gens. Selon un rapport d’enquête, 33 grenades lacrymogènes et sonores ainsi que 10 balles en caoutchouc ont été tirées sur les jeunes, célébrant les gens. Dans la panique qui suit, 14 personnes s’écrasent dans la Loire. 13 ont été sauvés. Mais pas Steve Maia Caniço. Son corps a été retrouvé environ cinq semaines plus tard.

La transparence devient une Farce

Le 3 août, près de 2000 personnes ont manifesté au siège de la police à Nantes. Dans de nombreuses autres villes, par exemple à Paris, Montpellier, Toulouse et Perpignan, des centaines de personnes, y compris des partisans du mouvement “Ouest jaune”, ont imaginé le jeune homme et exigé la fin des violences policières en France.

La mort de Steve Maia Caniço n’est pas un cas isolé. La police française a critiqué à plusieurs reprises l’usage excessif de la force. Encore et encore, les politiciens français promettent de travailler sur ce qui se passe de manière transparente. Et encore et encore, les personnes responsables de leurs enquêtes rencontrent une résistance systématique. La mort de Steve Maia Caniço. Après une enquête interne de l’Inspection nationale de la Police (IGPN), l’autorité a conclu dans un rapport de 276 pages qu’il n’y avait “aucun lien” entre la mort de l’enfant de 24 ans et l’utilisation des forces de police.

Un certificat personnel pour les forces françaises. Beaucoup de français se demandent si c’est la “transparence” que les premiers ministres Édouard Philippe et Christophe Castaner ont promis de traiter de cette affaire.

Le Danger était connu

Le commentaire des médias français sur le rapport D’enquête de L’IGPN, dans des commentaires certains journalistes ont exprimé ce que beaucoup en France pensent: la police et leur travail acharné sont responsables de la mort de Steve Maia Caniço.

Le portail en ligne français “mediapart” fait référence à des “sources proches de l’enquête interne ” et parle de faits qui avaient été ignorés par les enquêteurs. Par exemple, L’IGPN n’a pas jugé nécessaire d’interroger un commandant des compagnies de sécurité républicaines (CRS), qui est arrivé avec son unité quelques minutes seulement après l’utilisation massive de grenades lacrymogènes par la police, localement. Et cela, bien que ce commandant ait explicitement interdit à son unité d’utiliser des gaz lacrymogènes. “Pour éviter une panique et des chutes possibles dans la rivière voisine”, est déclaré dans le rapport correspondant du commandant du CRS.

Parce que les responsables et les forces d’urgence ont été informés du danger de chute des personnes présentes en cas d’épidémie de panique. Le danger a déjà été traité dans un rapport de police daté du 22 juin 2017. Un rapport qui a ensuite été transmis à la préfecture de police et à la Direction centrale de la sécurité publique. En 2017, deux jeunes sont tombés dans la Loire au même endroit. En raison du danger qui pèse sur les personnes présentes, les forces ont alors décidé de se retirer.

Lors du récent incident, le CRS a rappelé cet incident et a renoncé aux grenades lacrymogènes. Pas la police.

Questionable Powers

French media, however, also criticise the responsibilities of the IGPN investigations. These were transferred to a commander and thus to a Person who ranks lower than Commissioner Gregoire Chassaing, who is responsible for the questionable police operation in Nantes. The second head of Investigation is Thierry Palermo, deputy head of Department for public safety (DDSP) of Loire-Atlantique. The accusation: in Order to ensure a truly independent investigation, should have been appointed a higher-ranking officer, inspector or inspector-General. Someone not from the Region, but from Paris, for example.

“Personne n’a été forcé à sauter “

Bien que L’IGPN n’ait même pas jugé nécessaire de questionner l’actuel commandant du CRS, qui considérait l’utilisation de grenades lacrymogènes comme dangereuse, elle a remis en question dans son rapport que c’était l’action de la police qui aurait pu conduire les jeunes à la panique dans la Loire. Ainsi, dans le rapport, “aucun des secouristes secourus n’avait déclaré avoir été forcé par la police à sauter à l’eau.”

Selon “mediapart”, plusieurs personnes qui sont tombées dans l’eau pendant la nuit en question sont en désaccord avec cette affirmation. Par exemple, Jeremy, 24 ans, qui blâme clairement le gaz lacrymogène pour sa chute de huit mètres de profondeur dans la Loire. “Je n’ai rien vu, j’ai essayé de nager, je n’ai pas échappé à la tache. J’ai attrapé une corde à côté, je n’ai pas vu les autres tomber, mais je les ai entendus.”

En revanche, L’IGPN ne mentionne qu’un seul témoin qui a rapporté le soir des événements via la plate-forme de l’autorité d’inspection pour se plaindre des tirs de gaz lacrymogène de la police, qui ont causé des chutes et des blessures.

L’utilisation massive des armes

Un policier, qui a commenté anonymement les résultats de l’enquête de l’IGPN pour “mediapart”, a souligné que l’utilisation de 33 grenades lacrymogènes et grenades bruyantes ainsi que de 10 balles en caoutchouc en moins de 20 minutes était une” utilisation massive et inhabituelle”. La police avait” saturé “ la salle, ce qui soulève naturellement des questions.

Diverses vidéos, principalement diffusées par le quotidien de gauche “Libération”, démontrent notamment l’usage massif de grenades lacrymogènes. Sur certaines vidéos, vous pouvez voir et entendre des jeunes demander à la police d’arrêter. Ils attirent également l’attention des forces d’urgence sur le danger de chute.

“Le contrôle des hommes perdus”

L’IGPN note dans son rapport que, compte tenu de la situation chaotique, Grégoire Chassaing, le commissaire chargé de L’Intervention locale, avait perdu le contrôle de ses hommes. Il a dit que le Supérieur de Chassaing, Thierry Palermo, avait ordonné cinq minutes après les premiers tirs d’arrêter l’intervention au gaz lacrymogène. Une ordonnance qui n’a pas été respectée.

Selon les informations fournies par” mediapart”, le même Palermo a également déclaré qu’il n’était pas en mesure d’évaluer la stratégie et le fonctionnement des policiers engagés. Et cela, bien qu’il soit directement impliqué dans l’enquête sur les incidents et qu’il soit l’un de ses devoirs en tant que chef adjoint de la sécurité publique de diriger des unités de police.

Enquêtes administratives et judiciaires

Aucune mesure administrative n’a été prise à L’encontre de Grégoire Chassaing et Thierry Palermo jusqu’à présent. Même Le Premier ministre français Édouard Philippe ne semble cependant pas satisfait de la Persilschein délivrée par L’IGPN à la police. Il a demandé une enquête administrative dans laquelle la responsabilité des autorités policières locales doit également être examinée. Les membres de Steve Maia Caniço espèrent, quant à eux, apporter la lumière dans l’obscurité avec une enquête ouverte pour “meurtre par négligence”.

En outre, parce que cela a échoué l’enquête interne de l’autorité nationale d’inspection de la police. Au contraire, elle a soulevé de nouvelles questions.